1 septembre 2014

/ Le Chapiteau, côté cour

Encore une étiquette de camembertEt si on en faisait un fromage ?
Depuis novembre 2013, Le Chapiteau. . .

est le lieu nomade où Tango & Cie, compagnie de création de spectacles soutenue par le Conseil Départemental du Gard, construit sa recherche de liens novateurs avec les publics. Son projet est la création et la diffusion de spectacle vivant innovant, dans son articulation à l’image et les arts numériques notamment la vidéo en temps réel.

Après un joyeux galop d’essai de plusieurs semaines dans les vignes de Vauvert, l’équipe du chapiteau a longuement travaillé à de nouveaux partenariats, de nouvelles implantations sur le territoire gardois et languedocien.

Ces perspectives vont enfin se concrétiser au printemps 2016, sur le Causse de Blandas, face au Cirque de Navacelles.

Ce projet est porté par Michel Glaize, vidéographe, photographe, scénographe, comédien.
Le site de Michel Glaize

Quelques repères /

* Un projet d’images : nous avons voulu ce chapiteau parce qu’il nous a semblé être le volume idéal pour recréer un monde imaginaire. Comme la caverne platonicienne, c’est le lieu d’une projection de notre boîte crânienne sur le monde sensible.
“Moulé sur le cerveau, vif ou lent, grave ou bref, / Le creux du crâne humain lui donne son relief“ (Victor Hugo, Les Contemplations)

* Les artistes : autour du porteur de son projet, Tango & Cie est un réseau d’artistes et de techniciens responsables, qui savent s’impliquer dans toutes les phases de la production d’un spectacle, convaincus que l’innovation artistique passe aussi par un gain en maturité de ses acteurs. L’artiste n’est qu’un adulte qui n’a pas oublié qu’il a été un enfant.

* Les territoires : un imaginaire pauvre, c’est un déficit de citoyenneté et un territoire à la dérive. Nous recherchons l’énergie dans une mise en perspective du public de proximité et des cultures différentes (l’Asie, l’Amérique du Sud, l’Allemagne …) et ne souhaitons pas démontrer, mais recevoir et donner. Par une interprétation de nos représentations imaginaires, il s’agit encore d’élargir nos repères au monde réel de l’humanité.

* Les publics : nous recherchons donc un rapport non frontal et non central. Un de nos projets de longue date est par exemple de développer certains aspects de la culture populaire, comme le bal, que nous aimons scénographier pour en faire un vrai spectacle, dont une partie du public est actrice autant que spectatrice.

 

Nous voudrions que l’on aille au chapiteau parce que c’est Le Chapiteau. Que l’on se demande : “Et où est aujourd’hui Le Chapiteau ?” Par la recherche, notamment, d’autres rapports économiques, nous souhaitons nous engager auprès des publics sous un chapiteau nomade, sur un projet artistique souple articulé autour d’une identité forte, plutôt que par le contrat du billet d’un spectacle qui, pour nous, n’est jamais “à vendre”.